Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Hâtivement érigé en France en décrypteur de l’Algérie — quand ce n’est pas de tout le monde musulman —, l’écrivain Kamel Daoud croit expliquer « l’échec » du soulèvement populaire algérien dans un texte publié par Le Point du 9 janvier. En se faisant le chantre de l’ordre établi, au nord comme au sud, à Paris comme à Alger, l’écrivain montre l’étendue de son conformisme politique.

En cette période de menace virale, on est invité à se méfier des postillons. Celui de Kamel Daoud dans le numéro du 9 janvier 2020 de l’hebdomadaire français Le Point, où il a une rubrique justement intitulée « Le Postillon », tient davantage du crachat. Un crachat adressé au Hirak (mouvement populaire) algérien, dont il décrète l’échec et dont il tente un bilan, certes provisoire, mais aussi sévère dans ses conclusions qu’approximatif dans sa méthodologie.

En quelques années, Kamel Daoud, auteur notamment du très camusien Meursault, contre-enquête, a émergé comme l’écrivain algérien incontournable, le chouchou des médias français et des événements littéraires. Ce niveau de respectabilité atteint par le romancier s’explique en partie par son talent, mais aussi par un discret positionnement politique.

 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :