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En concurrence avec d’autres formes littéraires et de nouveaux formats fictifs, le genre romanesque lasse lecteurs et auteurs. Mais il conserve sa capacité  à « sécréter de la vérité », relève, dans une tribune au « Monde », l’écrivaine, qui n’hésite pas à s’interroger sur ses propres pratiques.

Tribune. Certaines formes artistiques se périment. En vrac, citons la peinture figurative, le portrait peint, le cinéma muet, le cinéma en noir et blanc, la musique romantique, et, en littérature, les fabliaux, les fables, la tragédie classique, que sais-je encore. Et si quelques artistes y recourent parfois, ils redoublent de justifications et restent assez minoritaires.

A l’inverse, d’autres formes n’ont pas toujours existé, comme le roman. Balbutiant au XVIIe, dynamique au XVIIIe, il n’acquiert ses lettres de noblesse qu’au XIXe siècle. Autrement dit, si en France, pour être écrivain au XVIIe, il fallait être poète tragique, pour l’être à compter du XIXe, il faut être romancier. Et, comme toute position dominante, le genre devient l’objet d’attaques et de crises qui auraient dû avoir plusieurs fois raison de lui.

Nathalie Azoulai est romancière, autrice notamment de Titus n’aimait pas Bérénice (Editions P.O.L., 2015).

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