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Par Agathe de Lastyns. On ne sau­rait trou­ver moins aca­dé­mique que cette “auto­bio­gra­phie phi­lo­so­phique“ qui tient pour­tant la pro­messe de son sous-titre, dans la mesure où elle retrace vrai­ment le par­cours intel­lec­tuel de l’auteure. On saura sinon tout, du moins l’essentiel des influences qui for­mèrent son esprit, et de ses ren­contres avec de grandes figures du monde intel­lec­tuel.
On s’en régale, car Cas­sin a un don indis­cu­table pour le por­trait : “Hei­deg­ger appa­rais­sait […] en même temps comme un ton­ne­lier bava­rois – petit, bedon­nant, mous­ta­chu, alerte quand il fait un car­reau à la pétanque – et comme un aigle avec des yeux d’aigle, un nez d’aigle, les deux faces unies dans le rythme hal­lu­ci­na­toire d’une parole“ (p. 103). “René Char était un homme dont la sta­ture s’encadrait dans les portes qui deve­naient petites“ (p. 113).

Bar­bara Cas­sin, Le Bon­heur, sa dent douce à la mort, Fayard, sep­tembre 2020, 244 p. – 20,00 €.

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