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Imaginez vouloir donner un petit coup de jeune à un vieux fauteuil en le confiant à un tapissier et que celui-ci, une fois le travail entamé, refuse de l’achever en arguant qu’il ne travaille pas pour des familles de nazis ? Stupeur de la cliente qui en parle à sa fille, Veronika, ayant une amie commune avec l’historien de la seconde guerre mondiale, Daniel Lee qui va se passionner pour la biographie de l’énigmatique personnage qui a dû les camoufler de la sorte.

Dissimulée dans l’assise de ce fameux fauteuil, l’artisan avait découvert une liasse de papiers, dont un passeport, appartenant au Docteur Arnold Robert Griesinger. Un SS inconnu au bataillon des criminels de guerre, un anonyme qui avait dû, forcément, ne pas rester les mains dans les poches lors de ses années sous l’uniforme noir puisqu’il était parvenu au grade de SS obersturmführer, l’équivalent de lieutenant. Griesinger n’était pas médecin, mais docteur en droit et, s’il ne participa en personne à aucun meurtre ou à aucune barbarie, il fut un de ces rouages obscurs de l’holocauste et de la machine de guerre nazie qui n’aurait pu fonctionner sans eux.

Daniel Lee, intrigué par cet homme, adhérent précoce au parti hitlérien, engagé dans la SS par conviction, en compagnie de quelques-uns de ses camarades de faculté à Tübingen, finira par lui consacrer cinq ans de sa vie. 

Le fauteuil de l'officier SS. Lee, Daniel. Éditions Liana Levi - 416 p. octobre 2020. 23 euros.
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