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Par Nicolas Gary. Dans une France qui n’a jamais été aussi attaquée, où le débat intervient comme un corollaire de notre démocratie, les librairies fermeraient leurs portes pendant le confinement. Quand des foules haineuses, constituées d’ignorants, s’en prennent à la France, comment imaginer ce Confinement-2 sans un accès facilité aux livres ? Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines intervient dans nos colonnes.

« Je m’apprête à vivre un confinement avec la chance de posséder une belle bibliothèque, dont je n’ai pas lu tous les livres », nous indique l’enseignant. Mais derrière le clin d’œil, une autre réalité point : la fermeture programmée des librairies et des bibliothèques. « Le Syndicat de la librairie française a appris de ses erreurs : en n’acceptant pas la perche que Bruno Le Maire lui tendait en mars dernier, il a commis une erreur grossière. » 

Sa position, amplement détaillée dans une tribune publiée dans Livres Hebdo le 14 avril dernier, n’a pas changé. « Seuls les acteurs ont été remplacés : désormais, le SLF a, et ce pour la première fois dans son histoire, une présidente, Anne Martelle, à sa tête, et celle-ci a immédiatement pris position en demandant au gouvernement l’ouverture des librairies. Malheureusement, son syndicat se trouve piégé pour avoir affirmé, durant le premier confinement, que la librairie n’était pas un commerce essentiel (Xavier Moni à Livres Hebdo en mars 2020) ».

L’intervention d’Anne Hidalgo ou celle de François Hollande récemment est salutaire, « mais rien ne nous assure que l’on obtiendra un revirement au cours de ces deux prochaines semaines », estime l’universitaire. Entre temps, Roselyne Bachelot a confirmé que les établissements devraient attendre les 15 premiers jours de période d'observation...

À ce titre, il apporte « un plein et entier soutien aux décisions prises par les jurys de prix littéraires. Délibérer aujourd’hui reviendrait à ce que les centaines de milliers d’exemplaires généralement vendus à cette occasion ne profitent qu’au commerce en ligne — soit à plus de 80 %, à Amazon, ainsi qu’aux grandes surfaces non spécialisées ».
 

 

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tout-le-monde-doit-se-lever-pour-defendre-la-librairie-et-le-droit-de-lire-des-livres/103513

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