Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Eric Debarnot. Faut-il lire White, l’essai de Bret Easton Ellis, publié de manière opportune en format poche au moment où l’on s’interroge plus que jamais sur l’Amérique trumpienne ? La réponse n’est pas si simple que ça…

La sortie de White, l’essai polémique de Bret Easton Ellis, en format poche, alors que nous sommes dans la dernière ligne droite de l’élection américaine, est forcément pertinente, car les quelques pages sur Trump (il n’y en a pas beaucoup, en fait, mais elles ont été montées en épingle à la sortie du livre !) permettent de bien comprendre ce que la presse européenne a toujours eu du mal à reconnaître, et à publier : Trump est un « outsider » du jeu politique, et a recueilli en tant que tel le soutien de la majorité des électeurs, généralement fatigués par l’arrogance et la langue de bois des politiciens établis : le même phénomène qui a en France porté au pouvoir quelqu’un comme Macron, en fait. BEE n’est pas un supporter de Trump, en fait, mais celui-ci ne le gêne visiblement pas plus que n’importe quel président avant lui. Et c’est sans doute ce manque d’intérêt profond pour la politique – et ses conséquences sociales et géopolitiques au niveau planétaire – qui choquera sans aucun doute n’importe quel lecteur « non-étatsunien », qui avalera difficilement le fait BEE ne réfute pas la « possibilité » de Trump soit en fait l’un des plus « grands » présidents de l’histoire du pays ! Ce quasi-déni de la réalité de l’impact des décisions politiques, quelles qu’elles soient, rend BEE complètement politiquement incorrect, comme on disait autrefois.

White. Auteur : Bret Easton Ellis. Editeur : 10/18 (Robert Laffont). 7,80 €, 304 pages. Parution en format poche : 17 septembre 2020
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article