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Comment abriter sa bosse quand on est Londonien et que le temps est instable ? Mettre un pardessus «brun clair», de trop grande taille, même exagérément long aux manches. C’est dans cet «éternel» vêtement qu’apparaît dès la première page d’Affranchissements, Jim, son personnage central. «Plongé dans son monde inachevé et malhabile, habitant de la vie déformée», le grand-oncle de l’autrice, qui souffrait de tuberculose osseuse, est le guide de ce livre étrange, érudit et revigorant. Lequel n’est pas une biographie du vieil homme aimé, philatéliste et jardinier, ni une autobiographie, malgré la reproduction d’archives personnelles, mais plutôt une sorte de «promenade faite de bifurcations et de détours», dit Muriel Pic. Des reproductions de documents (photos, dessins, graphies…) sont insérées au fil des pages, renforçant l’impression de parenté avec l’œuvre de l’écrivain allemand W.G. Sebald, auquel l’autrice a consacré des essais.

 

Muriel Pic, Affranchissements. Seuil «Fiction & Cie», 288 pp., 19 € (ebook : 13,99 €).

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