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Par Sabine Cessou. Dans « L’arnaque à la nigériane » (éditions Anacharsis), l’historienne Nahema Hanafi plonge dans l’univers des cyber-escrocs ouest-africains qui opèrent sur internet, pour comprendre les « rapports post-coloniaux » et le « banditisme social » qui se joue derrière ces « spams ».

Qui n’a pas reçu de spam provenant d’une prétendue cancéreuse européenne en phase terminale, promettant une forte somme d’argent en héritage, à condition de s’acquitter d’abord des frais de notaire ? Ce modus operandi des cyber-escrocs nigérians, qui opéraient par fax dans les années 1980 et 1990, s’est répandu avec internet au tournant des années 2000, dans toute l’Afrique de l’Ouest.

La tactique de promesse de legs, ou fraude à l’avance de frais, est connue sous le nom de « fraude 419 », en référence à l’article du code pénal nigérian qui traite de ce genre d’affaires. Elle n’est pas la seule qui soit pratiquée, loin s’en faut, les arnaques de type sentimental ayant fleuri ces dernières années, au point de devenir la plus courante chez les « brouteurs » ivoiriens, par exemple. Parce que la fraude 419 se concentre non pas sur des rapports de séduction, mais « la fabrique de l’empathie », elle sert de fil conducteur à cette enquête originale, écrite à la première personne du singulier.

 

L’Arnaque à la nigériane - Spams, rapports postcoloniaux et banditisme social. Nahema Hanafi. Anacharsis. Paru en octobre 2020. 288 pages. Prix : 15 €

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/culture/livre-«arnaque-à-la-nigériane»-enquête-sur-les-«brouteurs»-ouest-africains/ar-BB1aDHML

 
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