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Par Jérôme Garcin. En rassemblant ses souvenirs pour mieux les brûler, Elias mesure les dégâts que son père a provoqués et combien il a saccagé son enfance. Un roman ensorcelant, par l’auteur de « Pourquoi les oiseaux meurent ».

Dans son excellent premier roman, « Pourquoi les oiseaux meurent », il pleuvait des étourneaux flapis sur les faubourgs flaubertiens de Rouen, où vivait un vieil homme dont le fils, qui s’en inquiétait, n’avait plus de nouvelles. Avec cet « Autoportrait en chevreuil », Victor Pouchet, 35 ans, prolonge sa quête du père et augmente son bestiaire. Un père magnétiseur, qui, après une séance d’hypnose chamanique, décrète que l’animal totémique de son fils Elias n’est ni l’étourneau (encore lui) ni l’ours, mais le chevreuil. Lequel sent, bien avant les hommes, la menace des séismes, fait hourvari pour tromper les chiens et trouve l’apaisement si on lui bande les yeux – ne pas voir le tranquillise.

Victor Pouchet signe son deuxième roman, « Autoportrait en chevreuil » (Clémentine Mélois)

Autoportrait en chevreuil, par Victor Pouchet, Finitude, 176 p., 16,50 euros.

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