Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Lucie Delaporte. Charif Majdalani fait le récit, sous forme de journal, d’un Liban qui, depuis un siècle, a semblé se relever de toutes les épreuves, mais vit aujourd’hui un effondrement intérieur. Un roman de deuil sur les « splendeurs passées » de Beyrouth, percuté par l’explosion du port, où la vie s’acharne encore.

De l’Akkar au Chouf, du nord au sud du Liban, en ce mois d’octobre 2019, des incendies gigantesques réduisent en cendres des forêts millénaires. Les Canadair achetés par le gouvernement n’arriveront jamais à décoller pour les éteindre, les Libanais découvrant que l’argent censé servir à leur maintenance ces dernières années s’est, comme c’est si souvent le cas au Liban avec l’argent public, mystérieusement évaporé.

Beyrouth 2020, journal d’un effondrement (Actes Sud), de Charif Majdalani, est une chronique commencée au début de l’été 2020, factuelle et poétique, d’un pays qui tombe. Un pays dont on a si longtemps vanté l’incroyable résilience, qui a su renaître après la guerre civile (1975-1990), et qui, cette fois, pressent l’écrivain, est en train de s’effondrer sur lui-même. 

Beyrouth 2020, journal d'un effondrement, de Charif Majdalani (Actes Sud, 28 septembre 2020), 16,80 euros.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article