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Par Catriona Seth. Les chroniques de Chantal Thomas sont de parfaites miniatures qui ouvrent sur des horizons divers. Elle reprend ici une petite cinquantaine de chroniques publiées dans le journal Sud Ouest tous les mois (hormis l’été) entre 2014 et 2018. S’il s’est agi d’un exercice à contraintes en termes de régularité des contributions et de longueur des textes soumis, les astreintes s’arrêtaient là, l’écrivaine ayant eu toute latitude pour choisir ses thèmes.

Si l’on avait demandé aux Français ce qui leur manquait le plus pendant la période de confinement au cours de laquelle est sorti, en toute discrétion, le plus récent ouvrage de Chantal Thomas, il y a fort à parier que la fréquentation des cafés aurait figuré en bonne place sur toutes les listes. Pourquoi ? Sans doute parce que le café est l’un des lieux où l’on est conscient de vivre, avec les sensations diverses que ce verbe peut revêtir.

Certes, l’expérience peut être décevante, mais que n’aurions-nous fait, pendant ces jours sombres, qui se prolongent en particulier dans le cas des personnes de santé fragile, pour y goûter à nouveau, même dans sa version la moins réussie : un café brûlant au goût trop amer, des restes de marc qui viennent maculer une sous-tasse rincée hâtivement, un serveur bougon ou mal luné, des conversations trop bruyantes, un jeu de coudes pour gagner sa place au zinc… La juxtaposition inattendue du substantif et du verbe dans le titre de Café Vivre paraît résumer tout cela.

Chantal Thomas, Café Vivre. Chroniques en passant. Seuil, 200 p., 17 €

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