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Par Christian Ruby. Il n’y a pas d’essence du réfugié. Ce sont des catégories administratives, une pensée d’État, qui le constituent. En voici une démonstration sans faille.

Qu’est-ce qui fait « un réfugié » ? Est-ce même le terme juste ? Pourquoi pas migrant, sans papier, apatride, demandeur d’asile… ? Telles sont les questions à l’origine de cet ouvrage. Qui choisit tel terme pour désigner telle personne, et ce terme dit-il vraiment quelque chose sur l’individu qu’il est censé désigner ? Questions qui ne sont pas simples à résoudre, lorsqu’il s’agit des étrangers et des crises de leur réception sur le territoire. Il n’y a pas d’essence du migrant ou du réfugié, et chacune des notions employées prête à discussion. Hannah Arendt, dans son opuscule Nous autres réfugiés (1943), expliquait pourquoi elle n’aimait pas, avec les Juifs chassés d'Allemagne arrivés en Amérique, être appelée « réfugiée ». Pour la période récente qui nous intéresse, l’historien Gérard Noiriel est non moins méfiant. Le média qatari Al-Jazeera, au contraire, affirme que le terme « migrant » est devenu un outil de « déshumanisation ».

L'asile et l'exil, Une hisotire de la distinction réfugiés / migrants

Karen Akoka

2020

La Découverte

360 pages

Version papier : 23 €
Version numérique : 15,99 €
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