Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

La langue joueuse d’Yves Charnet, « qui transforme l’expérience amère en autobiographie fascinante », emporte Camille Laurens.

En épigraphe à Chutes, d’Yves Charnet, on lit cette citation de Marcel Proust : « Car nous sentons que la vie est un peu plus compliquée qu’on ne dit, et même les circonstances. Et il y a une nécessité pressante à montrer cette complexité. » Pour répondre à cette urgence, certains écrivains privilégient la forme du roman ou l’écriture de soi, d’autres trouvent dans le poème la meilleure voie d’accès à la densité de la vie. Yves Charnet, lui, ne choisit pas. Il pratique « l’autofiction comme une autre formule de la poésie », et construit son récit intime comme « un roman de mésaventures ». Il lui semble en effet que seule la prose poétique d’un « journal décousu main », dont les notes, couvrant les années 2017 à 2019, ont d’abord paru sur Facebook, peut saisir les dérives et déséquilibres de son existence éparse. Refusant d’inventer comme de simplifier, il s’attache à « décrire son psychisme le plus complètement possible. Il n’y a pas d’autre déraison d’écrire ».

« Chutes », d’Yves Charnet, Tarabuste, 296 p., 18 €.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article