Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Morgane Avellaneda pour la Bibliothèque nationale de France. Chaque mois, la Bibliothèque nationale de France met en lumière une œuvre d’écrivaine méconnue, à télécharger gratuitement dans Gallica. Aujourd’hui, «Ourika», un roman signé Claire de Duras, paru en 1823.

Dans les années 1820, Claire de Duras est une figure mondaine incontournable : son salon est brillamment fréquenté et son opinion littéraire joue un rôle important dans les cercles artistiques. On pourrait tendre à réduire ce succès à l’influence de l’amitié de Chateaubriand pour celle qu’il appelle sa «chère sœur», mais à la vérité c’est elle qui se dévoue pour lui et qui travaille à sa réussite politique.

La duchesse, née en 1777, acquiert sa place centrale dans le paysage littéraire et mondain en grande partie grâce à la nouvelle Ourika qu’elle fait paraître en 1823, sans nom d’auteur. C’est que ce texte, inspiré d’une histoire vraie, a des qualités littéraires reconnues par les contemporains. Mais surtout, il aborde un thème universel, la solitude, incarné dans un personnage absolument nouveau.

Si Ourika détonne autant dans le paysage littéraire, c’est parce que son héroïne est une jeune femme noire. Loin des personnages exotiques dépourvus d’individualité que présente en général la littérature de l’époque, Ourika bénéficie d’une éducation à la française et évolue dans la haute société. C’est une jeune femme éduquée, intelligente. Le roman est écrit à la première personne, et c’est elle qui prend la parole : «Il étudiait et moi, de mon côté, j’apprenais, pour plaire à madame de B., tout ce qui devait former une éducation parfaite.»

Lire Ourika sur Gallica :

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article