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Par Coumba Kane. Ces portraits de femmes noires, édités chez L’Iconoclaste, dessinent en creux une histoire du féminisme et de l’antiracisme, du sud des Etats-Unis à Pointe-à-Pitre en passant par Paris.

D’emblée, Audrey Célestine, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université de Lille, prévient : « Ce livre n’est pas une histoire de la femme noire. »

Des vies de combat. Femmes, noires et libres réhabilite des féministes et antiracistes noires « gommées des mobilisations féministes par des femmes blanches et effacées du combat antiraciste par des hommes noirs », explique cette spécialiste des questions raciales. « Je voulais montrer ce que la race, associée à d’autres formes de domination, fait à des vies de femmes identifiées comme noires ».

Pour déjouer le piège de l’essentialisation – dénoncer l’assignation raciale tout en réduisant ces femmes à leur couleur de peau –, l’historienne tisse un lien entre elles. De Sojourner Truth à Christiane Taubira, toutes ont défié le « rouleau compresseur » du racisme et du sexisme en investissant la littérature, la politique ou le sport.

« Des vies de combat. Femmes, noires et libres » d’Audrey Célestine, préface d’Aïssa Maïga (L’Iconoclaste, 360 pages, 22,90 euros).

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