Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Deux pères qui ont vu leur vie basculer lors des attentats du 13 novembre 2015. L’un est le père d’une victime, l’autre celui d’un assaillant. Tous deux ont perdu un enfant dans la tragédie. Un livre poignant, Il nous reste les mots, les a unis dans leur souffrance.

 

Georges Salines est le père de Lola, abattue au Bataclan la nuit du 13 novembre 2015. Azdyne Amimour est le père de Samy, l’un des trois assaillants de la salle de concert. Georges Salines porte la mémoire de sa fille Lola, une jeune éditrice pleine de vie, quant à Azdyne Amimour, il cherche à comprendre comment son fils a pu être l’un des auteurs de cette terrible tuerie.

Du courage, il en a fallu à ces deux pères pour se rencontrer, échanger, se confier… et enfin écrire Il nous reste les mots, un livre publié en janvier qui témoigne d’un dialogue apaisé, imprégné de respect, de compréhension et d’espoir.

Middle East Eye : Comment est né ce projet de livre ?

Georges Salines : J’ai fait la connaissance d’Azdyne Amimour en février 2017. J’étais alors le président et cofondateur de l’association 13onze15, qui regroupe des victimes et proches de victimes. Azdyne m’avait entendu et vu dans les médias, il avait lu des interviews que j’avais données et c’est lui qui a décidé de me contacter. Il a envoyé un message à l’association pour me demander un rendez-vous.

J’étais un peu perplexe au début, et je lui ai répondu en le priant de préciser les raisons de sa demande. Il m’a simplement répondu que lui aussi se sentait victime… cela aurait pu me conduire à ne pas donner suite, mais j’avais déjà rencontré des mères de djihadistes morts en Syrie et je savais que ces parents souffraient, eux-aussi, et qu’ils n’étaient pas nécessairement responsables des actes de leurs enfants.

Il nous reste les mots, Georges Salines et Azdyne Amimour. Robert Laffont. Janvier 2020. 206 pages. 18 €
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article