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La philosophe multiplie les déclarations contre « l’islamisme politique, celui qui tue » mais arrondit son immense fortune avec le pays qui en est le berceau, puisque Publicis, le groupe dont elle est la première actionnaire, est sous contrat avec l’Arabie saoudite.

Dans le débat public qu’a suscité l’abominable assassinat de l’enseignant Samuel Paty, une philosophe, Élisabeth Badinter, joue un rôle singulier. Elle est en première ligne du combat – selon sa propre formule – contre « l’islamisme politique, celui qui tue » mais personne, ou presque, ne l’interpelle sur le fait que Publicis, le groupe dont elle est la principale actionnaire, tire de gigantesques revenus de ses contrats conclus avec le régime d’Arabie saoudite pour redorer son image, régime qui est précisément l’un des creusets de cet « islamisme politique, celui qui tue ».

Ce double jeu de la philosophe, il n’est, de fait, guère difficile de l’établir. D’elle, l’opinion ne connaît le plus souvent que ses engagements en faveur de la laïcité. Ou plutôt d’une certaine forme de la laïcité. Car Élisabeth Badinter ne goûte guère ceux, à l’instar des dirigeants de l’Observatoire de la laïcité, qui défendent la loi de 1905, en faisant valoir qu’elle n’impose pas la neutralité de l’espace public mais la neutralité de l’État dans cet espace public, ce qui est évidemment très différent. Pour elle, c’est une démission face à la montée de l’islamisme radical. Et dans ce combat, elle accepte même qu’on puisse la taxer d’islamophobie. Elle l’a dit un jour sur France Inter (c’était le 6 janvier 2016) : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe. » Et depuis, elle le répète souvent.

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