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Par Elisabeth Philippe. Traducteur de Dostoïevski et Tchekhov, André Markowicz livre, avec Françoise Morvan, une nouvelle version du « Maître et Marguerite », roman culte de Boulgakov. Entretien. 

C’est le bouquet final, l’aboutissement d’un long et remarquable travail de traducteur. Depuis plus de trente ans, André Markowicz, né d’une mère russe et d’un père français d’origine polonaise, s’est lancé dans une entreprise aussi folle que belle : retraduire les grands classiques de la littérature russe, pour enfin faire entendre l’âme véritable et véhémente de ces chefs-d’œuvre souvent transmis aux lecteurs français dans des versions policées : Dostoïevski, Gogol, Pouchkine, le théâtre complet de Tchekhov traduit avec sa compagne Françoise Morvan…

Salué, son travail a aussi suscité la controverse. « Galimatias », tranchait Dominique Fernandez, dans « le Nouvel Observateur », en 1993. Peu importe, Markowicz a continué. Jusqu’à l’apothéose, donc : cette nouvelle traduction du roman de Mikhaïl Boulgakov, « le Maître et Marguerite », folie pyrotechnique et métaphore faustienne du stalinisme, achevé en 1940 et longtemps censuré. On y croise le diable, des écrivains soumis au pouvoir, Ponce Pilate et un chat qui boit de la vodka. André Markowicz et Françoise Morvan lui rendent toute sa théâtralité cruelle et burlesque.

André Markowicz et Françoise Morvan, 2015.

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