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Aux yeux du bourgeois, Genet n’est pas une fréquentation très recommandable. Il en a d'ailleurs beaucoup joué, à coups de transgressions, délits et provocations, dont la censure s'est régalée.

L’IMEC (Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine) propose une fascinante exposition sur "Les Valises de Jean Genet", conduite par Albert Dichy (le meilleur "genetien" qui soit et le directeur littéraire de l’IMEC) dans sa sublime abbaye proche de Caen, doublée d’un catalogue éponyme.

Albert Dichy nous offre, à travers ces deux bagages que l'écrivain a confiés à mon confrère Roland Dumas, après les avoir trimbalées durant deux décennies - une relecture de la vie de l’immense écrivain, à travers notamment des entrées concernant « L’auteur, l’éditeur et la loi » ou encore une longue lette de Pierre Goldman (écrite depuis la prison de Fresnes un 15 janvier 1973). 

Jean Genet, qui passa une partie de son adolescence à tenter de se soustraire à la justice et aux maisons de redressement dans lesquelles celle-ci s’efforçait de le placer, semble avoir consacré sa vie d’adulte à flirter avec les limites, celles de la censure littéraire, mais aussi celles de l’engagement politique, celles de la sexualité et de la délinquance et toutes celles qui poussent le corps au seuil du dernier péril…

 

 

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