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Par Thomas Lepeltier. Selon le célèbre ouvrage d’Alexandre Koyré (Du monde clos à l’univers infini, 1957), la naissance de la science classique est marquée par le passage de l’univers clos des Anciens, dominant durant la période médiévale, à l’univers infini des Modernes. Pourtant, comme l’examine en détail le philosophe Jean Seidengart, cette perspective gagne à être nuancée. Incontestablement, au 17e siècle, la question de l’infinité du monde est à l’ordre du jour. Par exemple, même si René Descartes n’ose pas affirmer que l’univers est infini puisque cette caractéristique est encore réservée à Dieu, il se sent toutefois obligé de le considérer comme indéfini. Ce n’est plus le cas d’Isaac Newton qui n’hésite pas à concevoir l’espace comme infini. Le savant anglais y voit même une manifestation de l’immensité de Dieu, partout présent dans l’Univers. À la même époque, Samuel Clarke affirmera d’ailleurs que l’infinité de l’Univers implique l’existence d’un Dieu infini.

L’univers infini dans le monde des Lumières, Jean Seidengart, Belles Lettres, 2020, 528 p., 35 €.

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