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Par Le dessinateur suisse, spécialiste des contes cruels à l'humour grinçant, s'est laissé tenter par une histoire plus métaphorique et ambiguë. Avec succès.

Plutôt rares, les bandes dessinées de Thomas Ott en sont d'autant plus précieuses. Sa dernière en date, Dark Country, remonte à 2013. Depuis, un magnifique Travel Book Route 66 pour Louis Vuitton et une histoire courte dans le dernier numéro du magazine Pandora ont permis aux amateurs de ronger leur frein... L'attente a pris fin mardi dernier avec la sortie de La Forêt aux Éditions Martin de Halleux, inaugurant la nouvelle collection «25 images» consacrée à des récits sans texte de 25 pages non découpées en cases. Une contrainte parfaitement dans les cordes du dessinateur suisse.

Très singulier dans le paysage de la bande dessinée européenne, Thomas Ott construit depuis plus de 30 ans une œuvre cohérente, faite des contes cruels à l'humour grinçant. Son art de la narration muette et du cadrage évoque le cinéma expressionniste, les séries B fantastiques et, bien sûr, les films noirs. Pas question d'utiliser des phylactères ! «Je voulais faire un projet avec David B. il y a longtemps, qui avait écrit un super scénario, raconte Thomas Ott au Figaro. Il m’a dit : “Il faut mettre des bulles parce que j’ai des dialogues !” J’ai arrêté, je ne pouvais pas. Ça peut être un handicap.»

La Forêt, Thomas Ott. Premier volume de la collection 25 Images. 32 pages – 190 x 265 mm. Reliure cousue, cartonnée. Couverture sur papier texturé Efalin. Imprimé sur Munken Print White 150 g. Prix TTC France : 22 €
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