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Par Nicolas Weill. Paraît un recueil posthume de textes de l’ancien psychiatre et critique sur la médecine, son histoire, ses ennemis. Une lecture salutaire en période de crise sanitaire.

Jean Starobinski (1920-2019) aurait été le mieux qualifié pour méditer sur les liens entre littérature et médecine en cette période d’épidémie. Car, « homme des Lumières » avant tout, rappelle Martin Rueff, éditeur de ce recueil ­d’articles et d’essais tournant autour du corps, du soin, de l’art d’Hippocrate et de Galien en ­général, Jean Starobinski, fils de médecin, a été lui-même psychiatre. S’il cesse d’exercer à la fin des années 1950, pour se ­consacrer à son activité de critique, devenant spécialiste de Rousseau et de tant d’autres auteurs, il continue à réfléchir en épistémologue et en historien, sur la maladie, la biologie, la pharmacopée, la psychologie. Quand l’angoisse suscitée par un virus inconnu saisit la planète, et qu’est mise en cause la « pensée médicale » et sa démarche ­rationnelle et expérimentale, autour de la vaccination par exemple, ces pages prennent toute leur urgence.

« Le Corps et ses raisons », de Jean Starobinski, édité et préfacé par Martin Rueff, Seuil, « La librairie du XXIe siècle », 544 p., 26 €, numérique 19 €.

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