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Par Pierre-Emmanuel Moog. Disons-le d’emblée, ce dix-septième numéro de Féeries sur « les contes, les mythes, la Bible » est, à certains égards, un échec. Il se donnait pour ambition de faire se rencontrer les spécialistes des contes avec les spécialistes des littératures antiques (hellénistes, biblistes, ou — pourquoi non — spécialistes des études coraniques) mais ces derniers n’ont pas répondu à l’appel. Les raisons tiennent certainement aux cloisons trop étanches qui ont été érigées entre les corpus, alors que nos outils d’analyse et nos matières textuelles mêmes auraient beaucoup à échanger. Cependant, bien heureusement, les conteux, eux, se sont emparés de la perspective, et se sont efforcés de croiser les genres : textes sacrés, mythes, légendes, contes littéraires et contes de tradition orale, et même incantations liturgiques. Ce numéro est-il donc aussi une réussite ? Nous vous laissons l’apprécier.

2Mais, en premier lieu, pourquoi escompter une rencontre fructueuse entre des littératures antiques (mythologie, Bible) et des littératures contiques (classiques ou populaires), entre leurs spécialistes, leurs textes et leurs herméneutiques ? Car nous parlons bien de littérature, c’est-à-dire de textes se retrouvant, d’une manière ou d’une autre, écrits. Certains ont affirmé que les contes sont le résultat de la dégradation des mythes. Peut-être. Cependant notre problématique, ici, n’est pas généalogique, mais narrative.

 

Revue Féeries, Études sur le conte merveilleux (XVIIe – XIXe siècle), n°17 (2020) 

"Le conte, les mythes antiques, la Bible. »Broché : 323 pages. Éditeur : Ellug (25 octobre 2013)

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