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Critique de la société du déchet, énonce le sous-titre de l’essai de Baptiste Monsaingeon, Homo detritus, qui vient de sortir en poche chez Points (collection « Terre »). Cette critique de nos sociétés à travers le prisme de nos déchets est, de fait, un terrible « dis-moi ce que tu jettes et comment tu le jettes et je te dirai qui tu es »… L’essai ne part pas d’une hypothèse mais d’un constat, brutal : « L’anthropocène est un Poubellocène ».

À l’origine du livre de Baptiste Monsaingeon, une expédition en voilier, visant à identifier les concentrations de débris plastiques en Atlantique Nord, pour l’association Watch The Waste, dont il est l’un des cofondateurs. Ce voyage sera tout sauf un départ vers un ailleurs, bien plutôt la remise en question de certaines idées reçues : nous nous représentons ces déchets plastiques dérivant sur les océans comme de vastes étendues. Or ce ne sont ni des îles ni des continents (soit des territoires circonscrits et localisables) mais des « soupes détritiques » composées de fragments minuscules qui dérivent, sont absorbés par les poissons (et ceux qui les mangent) et amalgamés aux littoraux. Le plastique, « catégorie matérielle totémique pour la culture mondialisée », colonise nos terres, nos mers et nos intérieurs…

Baptiste Monsaingeon, Homo detritus. Critique de la société du déchet, Points « Terre », octobre 2020, 256 p., 8 € 50 — Lire un extrait

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