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Par Pierre Longeray. Après une décennie passée à sillonner les États-Unis, le photographe français Jean-Luc Bertini livre une vision des Américains engoncés dans une solitude. 

Quiconque a déjà pris la route sur une Interstate américaine peut soudain se retrouver empreint d’un puissant sentiment de solitude. Les motels, stations-service, signalétiques criardes font souvent office d’uniques compagnons de voyage. Puis, parfois, un humain ou deux, seuls aussi, comme englués dans un environnement qui pousse à l’isolement, viennent briser brièvement cette monotonie.

C’est à cette solitude ambiante qu’a voulu se confronter Jean-Luc Bertini, il y a déjà plus de dix ans. Le photographe français sent qu’il a besoin de se retrouver face à soi-même. Pour ça, rien de mieux qu’un long voyage avec de longues lignes droites goudronnées. Il décide alors de partir de l’autre côté de l’Atlantique sans trop savoir ce qu’il allait y faire.

« Je voulais trainer un peu et prendre des images », remet aujourd’hui Bertini. Billet d’avion pris, il débarque à New-York à l’été 2008, avec pour seul but celui de rallier Chicago en voiture, en passant notamment par le Maine. Seulement guidé par son errance déambulatoire, Bertini commence à saisir des scènes de vie américaines avec son Mamiya, un appareil argentique.

 Jean-Luc Bertini, Américaines solitudes. [Actes Sud] Beaux-ArtsHors collection Beaux livres. Octobre, 2020. 27.50 x 25.00 cm. 152 pages. Prix indicatif : 39.00€


 
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