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Par . Nous avons évoqué il y a quelques jours la question des escaliers de bibliothèque, escaliers qui se donneraient souvent à interpréter comme symbolisant le passage de l’obscurité à la lumière que dispense la culture des livres. Nous reprenons aujourd’hui cette thématique à propos d’un exemple spécifique datant de 1788: il s’agit du projet de nouvelle Bibliothèque royale, à Paris, par un élève de Blondel, Étienne Louis Boullée (1728-1799) (1).
Les dernières décennies de l’Ancien Régime s’inscrivent dans une généalogie intellectuelle et artistique dans laquelle la référence à l’Antiquité classique s’impose très généralement, et s’étend aux domaines des arts majeurs (peinture, sculpture), mais aussi de la typographie (avec les caractères de Baskerville, 
de Bodoni et de Didot) et, bien sûr, de l’architecture. À Paris, Boullée est un théoricien plutôt qu’un praticien: il considère l’architecture comme un art, et prépare un certain nombre de projets dont la plupart ne seront pas réalisés, mais qui lui apporteront une très grande influence sur ses jeunes confrères. Pour lui, le bâtiment doit «parler» au spectateur, et contribuer à son éducation, tout en répondant aux nécessités de sa fonction. Parallèlement, s’il privilégie le style néo-classique, il se caractérisera surtout par l’utilisation de formes élémentaires, par ex. la sphère, auxquelles il donnera des proportions gigantesques.
La question de la ou des bibliothèque(s) est l’une de celles au cœur de la philosophie des Lumières, et de ses développements dans l’ordre de la politique: «Une bibliothèque est, sans contredit, le Monument le plus précieux d’une Nation, parce qu’il renferme toutes les connaissances acquises» (É. L Boullée). 

Étienne-Louis Boullée (1728-1799), de l'architecture classique à l'architecture révolutionnaire... / Jean-Marie Pérouse de Montclos ; préface d'André Chastel. 
Description
271 p. : ill., pl., cart. ill. en coul. ; 27 cm
 
Notes
Bibliogr. pp. 15-21. Index
 
 Th. 3e cycle : Lettres : Paris : 1967
 
Citation/récompense
Prix de la Fondation Paul Cailleux 1967
 
 
 
 
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