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Par Catherine Perrin. En 1770, une jeune fille de quatorze ans est transportée à Kehl comme un colis, un colis précieux, mais un colis quand même. À la frontière, elle doit abandonner tous ceux et celles qui l’ont accompagnée. Elle a également laissé derrière elle ses vêtements et tous les objets qui lui appartenaient. Elle se jette en larmes dans les bras de Madame de Noailles.
Marie-Antoinette, future reine de France, vient de participer au rite de «  remise de l’épouse  ».
Mariée pour favoriser une alliance politique, elle a vu l’intérêt de ses proches s’évanouir en même temps que les avantages de l’alliance entre la France et l’Autriche. Elle a d’abord été ce que voulait sa famille, puis ce qui convenait aux révolutionnaires.
Enfant frivole, à l’éducation négligée, Marie-Antoinette n’a pas été préparée au rôle qu’elle devait jouer aux côtés de son époux, un brave homme, mais balourd. Il n’a rien d’un prince charmant.
Alors elle s’amuse. 
Sa mère, Marie-Thérèse, impératrice d’Autriche (décédée avant la Révolution), l’a rappelée à l’ordre plusieurs fois, mais rien n’y a fait. L’affaire du collier, à laquelle elle n’a été mêlée, ni de près ni de loin, entérine son image d’une reine frivole.
Elle est alors accusée de tous les maux. Stefan Zweig décrypte évènements et décisions qui ont conduit l’archiduchesse Marie-Antoinette de la Cour d’Autriche à la guillotine.

Marie-Antoinette, Librairie Generale Francaise Ldp Litterature N° 14669 16 Juin 1999. Sciences humaines & sociales. 502 pages. 7.90 €
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