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Un essai passionnant, qui permet de repenser notre rapport à la ville, en proposant des solutions innovantes pour que celle-ci puisse vivre en harmonie avec la nature.

Après une première publication en 2012, Baptiste Lanaspeze a décidé de ressortir huit ans plus tard son essai Marseille ville sauvage, cette fois illustré par des photographies de Geoffroy Matthieu et augmenté d’une préface de l’auteur, dans laquelle il fait le point sur le temps qui sépare les deux éditions.
Via son propos, Baptiste Lanaspeze recontextualise tout l’enjeu des nouvelles formes d’urbanisme qui, loin de mettre au centre les villes, tentent en réalité de donner une place à la campagne et à un mode de fonctionnement plus local. En effet, les espaces urbains s’étendent de plus en plus au profit des territoires sauvages et cet empiétement provoque des catastrophes écologiques, ainsi que la destruction de tout un écosystème.
De plus, l’auteur insiste bien sur le fait que l’urbanisme moderne ne prend plus en compte l’architecture et il s’appuie notamment sur l’exemple du climatiseur qui a remplacé les rues étroites, pour gagner en fraîcheur dans les villes.
Pourtant, si le constat qu’il dresse est assez pessimiste, cet essai n’en reste pas moins optimiste, dans la mesure où il propose des alternatives aux cités de demain, en s’appuyant sur l’exemple de Marseille.
S’il choisit cette commune, c’est qu’elle a fait le choix d’une mutation urbaine en lien étroit avec l’écologie et la nature. En effet, bien que elle soit la deuxième plus grande ville de France en terme d’habitants, Marseille n’en reste pas moins sauvage grâce au massif des calanques et à tous ses chemins pédestres, qui font le plaisir des randonneurs, ainsi que les parcs et autres espaces verts qui parsèment la ville.
Ces aménagements prouvent qu’urbanisme et respect de la nature, loin d’être incompatibles, devraient en réalité être étroitement liés, car les villes de demain vont devoir s’adapter à la nature et la campagne et non plus forcer la nature et la campagne à s’adapter à elles.

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