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Portrait sensible d’une jeune femme admirable, Denise Jacob, sœur de Simone Veil. Résistante à 19 ans, déportée, elle survécut, sauvée par la poésie et la force de son idéal
C’est une belle jeune femme au regard clair et aux nattes dociles. Elle s’appelle Denise Jacob (1924-2013) et le surnom que ses proches lui donnent est Miarka, car elle est souvent pieds nus, comme « Miarka, la fille à l’ourse » du conte de Jean Richepin. Son destin, que retrace avec pudeur, sensibilité et précision le romancier et journaliste Antoine de Meaux (1), qui l’a bien connue, est celui d’une résistante déportée au camp de concentration de Ravensbrück. Un destin qui se fond dans celui des quelque six mille six cents Françaises, dont 70 % de résistantes, envoyées dans ce camp, au nord de Berlin. En 1939, Denise Jacob, 15 ans, vit à Nice avec ses parents, André et Yvonne, ses sœurs, Madeleine, dite Milou, Simone, la future Simone Veil, et son frère, Jean. Le père est un architecte au talent exigeant, qui se voit bientôt interdit de travailler en raison du statut des Juifs, décrété par le régime de Vichy en octobre 1940.

Miarka, Antoine de Meaux. Éd. Phébus, 254 p., 18 €.

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