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Par Antoine Flandrin. Douze historiens renouvellent les approches sur les principaux affrontements armés des XIXe et XXe siècles.

C’était l’époque des affrontements entre « armées énormes ». Victoires et défaites militaires étaient encore complètes. L’emploi massif d’armements toujours plus destructeurs sur des théâtres d’opérations toujours plus étendus entraînait la mobilisation des économies et des sociétés. Les civils étaient pris pour cibles comme jamais. L’investissement idéologique dans la guerre était démesuré.

Entre 1870 et 1945, la guerre fut, partout sur le globe, « une raison d’être ». Loin d’une histoire française ou européenne, le troisième tome de la série créée par Hervé Drévillon, Mondes en guerre, que dirige l’historien André Loez*, propose un effort interprétatif dans la lignée des approches développées depuis une trentaine d’années par l’« histoire globale », pour comprendre ce temps des « guerres mondiales et impériales ».

 

Cette entreprise collective, qui réunit douze historiens français, allemand et suisse, parvient à mêler histoire classique et renouveaux historiographiques. Ainsi les approches diplomatique et militaire coexistent-elles avec d’autres, moins attendues : anthropologie du corps dans le chapitre de Julie Le Gac sur les expériences combattantes ; histoire du genre dans la synthèse de Manon Pignot ; histoire des violences de guerre dans celle de Tal Bruttmann. Dans un éclairage comparatif, l’historien allemand Arndt Weinrich étudie la manière dont les différentes guerres ont transformé les Etats, élargissant à la période 1870-1945 une question qui avait émergé dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre.

« Mondes en guerre. Tome III. Guerres mondiales et impériales, 1870-1945 », sous la direction d’André Loez, Passés composés/Ministère des armées, 760 p., 39 €.

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