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Par Éric Guichard. 

A travers son analyse du phénomène de renaissance, Jack Goody nous invite à repenser notre histoire et celle des autres.

Renaissances, au singulier ou au pluriel ? vient d’être traduit en français (par Pierre Verdrager) et publié chez Armand Colin. Cet ouvrage, initialement sorti en 2010 (Cambridge University Press) s’avère d’une actualité brûlante pour qui participe aux débats qui traversent aujourd’hui les sciences sociales et la question du vivre ensemble. Dans le même temps, les réponses qu’il apporte sollicitent grandement l’anthropologie et l’histoire : pour comprendre le présent et nos préjugés, ne faisons pas table rase du passé, nous aurait dit Jack Goody.

Comment penser notre histoire, nationale ou régionale au sens large, sans nier ou réduire celle des autres ? Si, comme l’a rappelé Lévi-Strauss, les « autres » sont souvent traités de non-humains, voire de poux ou de vers de terre (cf. La pensée sauvage), nous comprenons que cette question en appelle une seconde : Comment définir l’autre ? Non pas autrui, en tant qu’être singulier distinct de ego, mais l’autre collectif, celui qui se distingue de mon groupe.

Renaissances. Au singulier ou au pluriel ? Jack Goody. Armand Colin 2020. 424 pages.

 

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