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Par Séverine Kodjo-Grandvaux. Figure incontournable et influente des « cultural studies », le sociologue britannique questionne les identités raciales et pense les bases d’une société multiculturelle et cosmopolite.

Portrait. Ses principaux essais sont devenus des ouvrages de référence. Pour qui travaille sur les questions postcoloniales, il est impossible de ne pas avoir lu L’Atlantique noir (Editions Amsterdam, 2010) ou Mélancolie postcoloniale (Editions B42, 208 pages, 23 euros). Et pourtant, il aura fallu attendre seize ans pour que ce dernier soit traduit en français. Paul Gilroy est un penseur incontournable des « cultural studies » mais reste relativement peu connu en France.

Lauréat, à 63 ans, du prix Holberg 2019, l’équivalent du Nobel pour les sciences humaines, le sociologue britannique est l’auteur d’une œuvre influente sur la question raciale. L’Atlantique noir. Modernité et double conscience a été largement débattu et a marqué toute une génération de chercheurs. Paul Gilroy, qui a créé le Centre for the Study of Racism and Racialisation à l’University College London, a renouvelé les études culturelles dont il est issu en montrant comment la culture afro-diasporique, née du commerce triangulaire et de l’esclavage, est une construction sociohistorique transnationale hybride. Ni totalement africaine, ni essentiellement américaine, ni pleinement caribéenne ou européenne.

MÉLANCOLIE POSTCOLONIALE

Paul Gilroy
 
B42-126
parution septembre 2020. 
langue français
designer deValence
format 140 x 220mm
pages 208 p.
Traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry.
Publié avec le soutien du Centre national du livre.
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