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Par Jean-Paul Gavard-Perret. La fiction de Rosa Liksom s’éveille, échappe au point final. Pour un temps. Car un tel roman est une vision dans la nuit. Celle d'une mariée qui descendit l'escalier. Mais pas celle de Duchamp. Écoutons la parler : Je suis née en un temps de haine. Je suis devenue femme en un temps de haine et de vengeance.
Désormais cette héroïne est bien vieille. Mais elle fut parfois inséparable de gens infréquentables. Petits cons, petites bites, disait Duchamp déjà cité mais qui firent beaucoup de mal – pire même – tant leur puissance était grande et sans partage.

Tout se passe dans ce roman au cours d'une seule nuit. Âgée, la Colonelle se souvient de sa propre histoire. Son père et son milieu ont fait d’elle une jeune fille impliquée dans les cercles nationalistes. Elle est devenue une nazie finlandaise.

Rosa Liksom, La colonelle, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, coll. "Du monde entier", Gallimard, octobre 2020, 208 p.-, 18 €
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