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Par Jean-Claude Raspiengeas. Le romancier, grand voyageur, doit tout aux livres, à quelques rencontres qui l’ont arraché à sa condition, et à l’écriture qui a donné sens à sa vie.

« Inutile de se payer de mots, j’étais fini. » Il y a quelques mois, après une opération délicate, et sous l’emprise de la morphine, Michel Le Bris, à la perspective de ne plus pouvoir écrire, s’est vu mourir. C’est de cette nuit de terreur intime qu’est née cette longue confession-bilan par laquelle le naufragé récapitule ses dettes de reconnaissance. Il revient sur son enfance, dans une Bretagne délaissée, « très pauvre, solitaire, illuminée par la générosité infinie de ma mère qui sacrifia sa vie, par le soutien d’un maître et la grâce des livres ». De ses origines, en de tels confins, lui viendra la rage, maintes fois exprimée, de réfuter la doxa péremptoire de sa génération qui ne considérait l’homme que comme le produit de ses contextes.

Pour l’amour des livres, de Michel Le Bris, Grasset, 274 p., 19 €

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