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Par . Un enfant de 13 ans est sauvé des terrains vagues de Nanterre par un tableau de Van Gogh.

Chaque livre de Pierre-Louis Basse est un cri de colère. Rien n’est perdu, son vingtième livre, qui paraît aujourd’hui, ne fait pas exception à la règle. En lisant ses premières pages, l’on songe à l’incipit d’État civil, de Pierre Dieu la Rochelle: «J’ai envie de raconter une histoire. Saurai-je un jour raconter autre chose que mon histoire? Il était une fois un petit garçon de trois ans…» Dans Rien n’est perdu, le petit garçon a dix ans de plus. Au lycée de Nanterre, où il est inscrit, on le regarde comme un cancre.

Rien n’est perdu est l’histoire d’une «renaissance mystérieuse», de l’illumination soudaine produite par Les Roulottes, un tableau de Vincent Van Gogh accroché au Musée de l’Orangerie. Il n’en faut pas beaucoup plus pour décider de l’orientation d’une vie. Ce premier face-à-face avec la beauté va définitivement éloigner le narrateur de Rien n’est perdu des chemins de l’école buissonnière.

-Rien n’est perdu, Pierre-Louis Basse. Cherche-Midi, 158 p., 17 €
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