Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Par Jean-Paul Gavard-Perret. La Péré­gri­na­tion vers l’Ouest  est le célèbre roman-fleuve chi­nois, dont le per­son­nage cen­tral est un Singe pèle­rin. Il est une sorte de dédou­ble­ment ou de trans­po­si­tion bur­lesque de la péré­gri­na­tion vers l’Inde d’un moine nommé Xuan­zang.
Dès le début du IXe siècle, l’imagination popu­laire chi­noise s’empare des exploits de ce moine parti avec sa canne pour seul compagne.

Traver­sant fleuves et mon­tagnes, courbé sous le poids des cen­taines de soû­tras boud­dhiques qu’il rame­nait dans une hotte d’osier,” tel Pro­mé­thée rap­por­tant le feu sacré dans la conca­vité d’un roseau” il revient chez lui après être allé là où nul autre n’a osé.
Il a vu et entendu ce que per­sonne n’a jamais vu et entendu. Il tra­verse de vastes éten­dues peu­plées de fan­tômes démo­niaques et grimpe sur de fabu­leuses mon­tagnes aux neiges éter­nelles pour retour­ner en son pays natal avec son pré­cieux tré­sor : six cent cinquante-sept ouvrages “capables de faire envo­ler les puis­sances invi­sibles du mal”.

Wu Cheng’en, La Péré­gri­na­tion vers l’Ouest, 2 tomes (65,00 € chaque). Edi­tion et tra­duc­tion d’André Lévy, Biblio­thèque de la Pléiade, Gal­li­mard, 2020.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article