Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Des travaux de recherche sur le décolonialisme, la race ou le genre sont accusés de porter atteinte aux « valeurs de la République ». Deux députés LR ont réclamé, fin novembre, l’ouverture d’une mission d’information sur « les dérives idéologiques dans les milieux universitaires ». Par Soazig Le Nevé.

Le pouvoir politique peut-il juger de la pertinence de recherches universitaires ? Après l’offensive, fin octobre, de Jean-Michel Blanquer contre les « ravages » de « l’islamo-gauchisme », deux députés LR, Julien Aubert et Damien Abad, sont revenus à la charge le 25 novembre, demandant au président de l’Assemblée nationale l’ouverture d’une mission d’information sur « les dérives idéologiques dans les milieux universitaires ».

Outre des « courants islamo-gauchistes puissants dans l’enseignement supérieur », ils dénoncent la « cancel culture », qui réduirait au silence « tous ceux qui portent des paroles ou un comportement jugés “offensants” », en provoquant la perturbation, voire l’annulation, de conférences, comme celle que devait donner Alain Finkielkraut à Sciences Po, en avril 2019, qu’un groupe d’étudiants se réclamant de « l’antiracisme » a contraint à reprogrammer sous surveillance policière. Ou encore celle que devait prononcer en octobre 2019 Sylviane Agacinski, annulée par le président de l’université Bordeaux-Montaigne sous la pression d’associations étudiantes jugeant « homophobe » la philosophe, opposée à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :