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Suzanne Moore, a quitté le quotidien britannique progressiste à la mi-novembre. En cause, une tribune qui défendait une universitaire jugée « transphobe ». Par Cécile Ducourtieux(Londres, correspondante)

Grande plume et grande gueule du journalisme britannique, Suzanne Moore, 62 ans, a claqué la porte du Guardian le 16 novembre d’un Tweet énigmatique. « Je viens de quitter le Guardian. Il y a quelques personnes qui vont me manquer [dans le journal]. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant. » Dix jours plus tard, la chroniqueuse, connue pour son ton sarcastique, son mépris des conventions, s’est longuement expliquée dans la presse de droite (le site en ligne UnHerd et le Daily Telegraph) sur les raisons de son départ, après vingt-cinq ans de carrière au sein d’un quotidien considéré comme le phare de la gauche britannique.

En mars 2020, elle décide de prendre la défense de Selina Todd, une professeure d’histoire contemporaine à Oxford. Selina Todd vient d’être brutalement « déprogrammée » d’une conférence sur le prestigieux campus, au motif qu’elle cautionne les positions d’une organisation reconnue (Woman’s Place UK) mais jugée « transphobe » par des militants trans et des membres du Parti travailliste. Selina Todd la féministe est ­menacée et prise à partie en ligne, Suzanne Moore trouve cela insupportable et signe une puissante tribune : « Les femmes doivent pouvoir avoir le droit de s’organiser, on ne nous fera pas taire. »

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