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Par Thomas Wieder.  L'ancien secrétaire et biographe de Jean Moulin livre un récit à la première personne qui démythifie la Résistance. Éblouissant

Vous l'avez sans doute déjà remarqué, depuis quelques jours, sur les tables des libraires. Un gros livre, plus de 900 pages, au titre énigmatique, Alias Caracalla, signé Daniel Cordier. Un objet intimidant, au point que vous avez peut-être renoncé à l'acheter. Après tant d'ouvrages consacrés à la seconde guerre mondiale, pourquoi se plonger, en effet, dans ces monumentaux Mémoires, consacrés aux seules années 1940-1943 ?

La réponse est simple. Ces 900 pages sont éblouissantes. Elles constituent l'un des témoignages les plus précis, les plus honnêtes et les plus bouleversants qui aient jamais été publiés sur la Résistance. Celui d'un homme dont le destin fut doublement exceptionnel. D'abord parce que Daniel Cordier compta parmi les tout premiers Français à rejoindre Londres, dès le 25 juin 1940, à l'âge de 19 ans. Ensuite parce qu'il fut, pendant onze mois, le secrétaire de Jean Moulin, et à ce titre la personne qui connut le mieux celui sur qui comptait le général de Gaulle pour rallier autour de lui la Résistance intérieure.

Alias Caracalla de Daniel Cordier. Gallimard, "Témoins", 932 p., 32 €.

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