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A travers la biographie d’un homme hors du commun tombé dans l’oubli, l’historien Christophe Granger éclaire jusqu’aux vies les plus banales du XIXe siècle. Entretien. Propos recueillis par André Loez(Historien et collaborateur du « Monde des livres »)

 

Enrichir le genre bio­graphique en s’attachant à un individu inconnu et rigoureusement inclassable, tel est le pari réussi par l’historien et sociologue Christophe Granger dans Joseph Kabris, ou les possibilités d’une vie, qui vient de recevoir le prix Femina essai. En étudiant Joseph Kabris (1780-1822), tour à tour marin déserteur, guerrier polynésien, employé du tsar et bête de foire, il éclaire aussi les choix et les ruptures qui ponctuent des vies plus ordinaires.

Comment avez-vous croisé ce personnage étonnant ?

Je l’ai rencontré il y a plus de quinze ans, au détour d’une recherche. Je lisais beaucoup d’études sur le tatouage au XIXe siècle, et j’ai trouvé, dans le livre du docteur Berchon Discours sur les origines et le but du tatouage [1886], une anecdote d’une page et demie sur lui, avec le récit condensé de son tour du monde, de cette vie à la fois magnifique et tragique, puisqu’elle finit tristement : à 42 ans, Kabris meurt de maladie à Valenciennes [Nord], où il est venu donner en spectacle son corps tatoué aux îles Marquises.

« Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie (1780-1822) », de Christophe Granger, Anamosa, 512 p., 26 €, numérique 17 €.

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