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Alors que des recherches sont menées dans les Ardennes pour retrouver le corps de la petite Estelle Mouzin, disparue en 2003, « Le Monde » revient sur les multiples failles des enquêtes liées au tueur en série depuis les années 1980. 

🔸 Par Lorraine de Foucher et Michèle Fines.

La boue colle aux chaussures. Cette terre acide des Ardennes qui tapisse champs et forêts, et fait disparaître plus vite les corps ensevelis. Ceux des soldats de la guerre de 14-18 tombés au front, mais aussi ceux des victimes de Michel Fourniret. « Dans la région, les cadavres se décomposent très rapidement, il n’en reste que des traces infimes au bout de quelques mois », décrit Yves Charpenel, l’ancien procureur général de Reims qui a supervisé l’enquête sur le tueur en série. « Il manque toujours au moins une dizaine de victimes, mais, avec l’acidité de la terre, bon courage pour les retrouver », explique-t-il. Ces jours-ci, au milieu des arbres arrachés et découpés, dans ce décor d’épouvante où trône le château du Sautou, l’ancien domaine de Michel Fourniret, les enquêteurs tentent de la faire parler, cette terre, et de résoudre, dix-sept ans après, l’énigme de la disparition de la plus jeune de ses victimes, Estelle Mouzin.

 

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