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Par Florence Bouchy. Avec « Des jours sauvages », l’écrivain Xabi Molia prend ses naufragés au piège de la discorde, entre « Lost » et Robinson Crusoé.

Une centaine de naufragés sur une île déserte au milieu de nulle part, sans communication possible avec le reste du monde. Voilà qui évoque d’emblée bien des motifs littéraires ou cinématographiques aux lecteurs de ces Jours sauvages. Souvenirs de récits de tempêtes, réminiscences des aventures de Robinson Crusoé et images de la série Lost se mêlent étonnamment, dans le nouveau roman de Xabi Molia, à certains épisodes de nos vies les plus ­contemporaines : si l’on hésite un moment à se plonger dans un ­livre dont l’élément déclencheur est une épidémie de grippe décimant la population, où les femmes, les hommes et les enfants fuient parce que « le confinement » a été un échec, on oublie heureusement cet ancrage de roman d’anticipation trop vite devenu marqueur de récit réaliste pour les lecteurs de 2020.

« Des jours sauvages », de Xabi Molia, Seuil, « Fiction & Cie », 256 p., 19 €, numérique 14 €.

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