Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

L'Anse des coquelicots est le deuxième roman d’Océane Madelaine, publié comme le beau et légitimement remarqué D’argile et de feu (2014) aux éditions des Busclats. Il a paru en février 2020, période difficile pour tou.te.s et peu propice à une ample réception.

On retrouve dans L’Anse des coquelicots ce qui faisait l’originalité manifestée par D’argile et de feu, la puissance mythique, la recherche d’une écriture au plus près des corps, des forces qui les traversent, ouverte au mystère. Le triple exergue – Char, figure tutélaire des éditions des Busclats, Coetzee, Michon – désigne l’espace d’écriture qu’entend habiter ce texte. Ces deux premiers romans ne sont pas sans liens. On retrouve ici l’usage d’un double fil narratif comme torsadé, la hantise d’un traumatisme qui projette sa lumière noire sur l’histoire, l’effet d’après-coup qui en creuse l’écriture. On y retrouve aussi la double inscription d’une ligne de fuite et d’un ancrage terrien ; non que ces schèmes s’opposent, mais davantage qu’une déhiscence les partage dans la quête commune d’un passage à l’épure, d’une intensification.

Océane Madelaine, L’Anse des coquelicots, Éditions des Busclats, février 2020, 187 p., 15 €

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article