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Par Macha Séry. Imaginé pendant l’écriture de « Harry Potter », il y a plus de dix ans, « L’Ickabog » a été publié gratuitement en ligne pendant le confinement de mars. Les droits d’auteur seront reversés à des associations.

C’est l’histoire d’un conte de fées qui se transforme en conte de fous. Jusque-là, Cornucopia était un royaume aussi tranquille qu’idyllique, une contrée prospère. Mais les rodomontades de son monarque, Fred Sans Effroi, et la cupidité de ses deux conseillers vont bientôt en précipiter la ruine : famine, exactions, kleptocratie, rafles, interdiction de circulation, filtrage des communications.

Sous prétexte que ­l’Ickabog, créature légendaire censée hanter les Marécages brumeux du Nord, dévore moutons et villageois, les autorités forment des brigades de défense et exigent de la ­population qu’elle finance l’effort de guerre. Or, l’impôt, toujours plus élevé, jette les gens à la rue. « Ceux qui exprimaient des doutes quant à l’idée que l’Ickabog fût réellement derrière toutes ces attaques se retrouvaient le plus souvent les prochains sur la liste des Marcheurs de Nuit. C’était le surnom [des] escouades qui assassinaient les incrédules en pleine nuit. » Les procès pour haute trahison se multiplient, ainsi que les prisons et les orphelinats. Le salut viendra d’une poignée d’adolescents ­résolus à dévoiler la propagande d’Etat.

« L’Ickabog » (The Ickabog), de J. K. Rowling, traduit de l’anglais par Clémentine Beauvais, Gallimard Jeunesse, 392 p., 20 €, numérique 15 €. Edition luxe, album couleur, 400 p., 35 €. Dès 8 ans.

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