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Le nouvel essai du philosophe allemand Axel Honneth peut servir d’introduction à l’une des pensées les plus fécondes d’aujourd’hui. 🔸 Par Nicolas Weill 

Si le nom du philosophe allemand Axel Honneth est indissolublement lié au concept de reconnaissance (Anerkennung), c’est parce que ce lecteur d’Hegel et de Michel Foucault, ce progressiste qui veut redonner souffle et vie aux idées de gauche, en particulier socialistes, entend extirper l’économisme qui en a réduit la portée. Sa critique du capitalisme en sa figure néolibérale s’opère donc à l’aide de cette notion dont les applications sont pour lui autant sociales que morales. « Reconnaître » signifie en effet que « chaque rencontre intersubjective est marquée par l’attente réciproque d’un traitement d’égal à égal ». Dans son nouvel ouvrage, La Reconnaissance, fruit de conférences prononcées à Cambridge en 2017, il se consacre à l’archéologie philosophique de ce thème majeur. Par la clarté et la subtilité avec laquelle il ddécouvre des usages présents de systèmes du passé, ce livre court et dense peut servir d’introduction à l’une des pensées les plus fécondes d’aujourd’hui.

« La Reconnaissance. Histoire européenne d’une idée » (Anerkennung. Eine Europaïsche Ideengeschichte), d’Axel Honneth, traduit de l’allemand par Pierre Rusch et Julia Christ, Gallimard, « NRF Essais », 220 p., 21 €, numérique 15 €.

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