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Par Jean-Paul Gavard-Perret. Victor Segalen exécrait les romans de son époque. Et ce pour une raison majeure : Il possède ledit personnage haïssable : l'Auteur à tout faire, obstiné, innopportun plat, vil qui flatte son lecteur. Si bien que pour lui le roman n'est qu'une larve. Segalen lui préferera toujours le récit de voyage, l'essai et la poésie voire aussi des romans mais à l'enclos disjoint (Sur une forme nouvelle du roman, p. 472).
Dès lors il n'a eu de cesse de cultiver une hybridation des formes.
Et atteindre une telle perfection – le responsable de l'édition la juge presque inatteignable – comme pour chasser ses démons, Segalen a trouvé un mécanisme obsessionnel : celui de l’exotisme. Cette mécanique se multiplie  avec le temps dans cette relation étrange à soi et à l’autre. Pour autant l’exotisme est un monde difficile: pour y entrer il faut se battre avec soi-même.

Victor Segalen, Œuvres 1 & 2, édition de Christian Doumet, coll. Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, novembre 2020, 1232 p.- & 1312 p.-, 67,50 € & 62,50 € avant le 31 août 2021

Le volume I contient :
Journal des îles - Gauguin dans son dernier décor - Le double Rimbaud - Les immémoriaux - Sur une forme nouvelle du roman ou un nouveau contenu de l'essai - Briques et tuiles - Stèles - Un grand fleuve - Odes.
Le volume II contient :
Équipée - Peintures - René Leys - Essai sur soi-même - Dossier « Imaginaires » - Le fils du ciel - Essai sur l'exotisme - Thibet - Hommage à Gauguin.

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