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Au XVIIe siècle, la marquise de Brinvilliers reconnaît avoir empoisonné son père et ses frères. À sa légende noire, s’ajoute une bonne dose de misogynie. Décryptage sans « male gaze ».

Les femmes aussi tuent, se vengent et assassinent. Il peut-être temps de se demander : qui sont-elles, comment tuent-elles, avec qui et pourquoi. Nous leur avons consacré une série, « Les tueuses ».

17 juillet 1676. Les riches parisiens ont loué à prix d’or les balcons et les fenêtres qui surplombent la Place de Grève – actuelle place de l’Hôtel de Ville. Sur l’échafaud, le bourreau, André Guillaume, trépigne d’impatience. Depuis la veille, le peuple s’agglutine sur le parvis pour tenter d’apercevoir l’empoisonneuse du siècle. Une femme sur l'échafaud, c’est rare mais une marquise d’autant plus. Une clameur s’élève alors qu’une charrette fend la foule. Marie-Madeleine Dreux d’Aubrey, Marquise de Brinvilliers, 46 ans, s’y recroqueville en chemise de bure et jambes nues, une corde autour du cou.

 

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