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Pour lui et ses amis, une pluie de grâces présidentielles a interdit les poursuites. Pour les misérables qui peuplaient les couloirs de la mort, les exécutions capitales se sont multipliées.

Tribune. Donald Trump va quitter la Maison Blanche en ­laissant derrière lui un cortège de morts, ceux des exécutions ­capitales qu’il a ordonnées. En fait, Donald Trump a cessé d’être président des Etats-Unis au soir des élections, le 3 novembre 2020. Le déni dans lequel Trump s’est plongé ne change rien à cette réalité. Vainement a-t-il multiplié les contestations et les recours. Toutes les instances institutionnelles et judiciaires saisies par lui ou ses partisans ont confirmé cette évidence : depuis le 14 décembre 2020, Donald Trump n’était plus qu’un président en ­titre des Etats-Unis qui ne pouvait qu’expédier les affaires courantes, en harmonie avec l’équipe du président-élu Joe Biden.

Or parmi toutes les prérogatives personnelles des présidents, il en est une qui moralement engage le plus profondément sa conscience. C’est l’usage du droit de grâce, l’«imperium principis», cette prérogative du souverain qui est, même dans une démo­cratie, le maître de la liberté, de l’honneur et là où la peine de mort subsiste encore, de la vie d’un justiciable.

Pour Donald Trump, ce césar de carnaval, le choix était fait. Pour lui et ses amis, une pluie de ­grâces présidentielles a interdit les poursuites ou effacé des condamnations. Pour les misérables qui peuplaient les couloirs de la mort dans les pénitenciers fédéraux, l’exécution capitale.

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