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Les termes se bousculent pour caractériser l’envahissement du Capitole, mercredi 6 janvier, par une foule de militants pro-Trump. Mediapart passe en revue les arguments, pour tenter d’apprécier la signification et la gravité de l’événement. 🔸 Par Fabien Escalona 🔸

Jusqu’au bout, le mandat de Donald Trump aura fonctionné à la sidération. Mercredi 6 janvier, sur les écrans du monde entier, le spectacle s’est étalé d’un Capitole envahi par plusieurs centaines de manifestants acquis au président sortant. Forçant l’entrée du siège du pouvoir législatif des États-Unis, une horde bigarrée de suprémacistes blancs, complotistes, masculinistes, néonazis et autres tribus d’extrême droite, a interrompu, pendant quelques heures, le processus de certification de Joe Biden, vainqueur de l’élection présidentielle de novembre dernier.

Le choix des mots pour caractériser cet événement hors norme n’avait rien d’évident sur le moment et a logiquement fait l’objet de controverses. Le débat n’est d’ailleurs toujours pas clos, les positions s’ajustant au fur et à mesure des informations qui se précisent à propos des faits comme des acteurs impliqués. Il ne s’agit pas d’une simple querelle sémantique. La discussion porte, en fait, sur la nature et la gravité du danger qui plane actuellement sur la démocratie états-unienne, et potentiellement sur d’autres démocraties consolidées.

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