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Ce 16 juin 2020, Joao Paulo Cuenca s’ennuie ferme. Ecrivain à succès, ce dernier vit confiné depuis des mois à Sao Paulo pour cause de Covid-19. Alors, en cette fin d’après-midi, pour passer le temps, il surfe paresseusement sur Internet et tombe soudain sur un article qui retient son attention. Et l’indigne.

L’enquête décrit par le menu comment le gouvernement du président Jair Bolsonaro a dépensé des millions d’euros en campagnes de publicité dans des médias évangéliques, en particulier de l’Eglise universelle du royaume de Dieu, l’une des plus puissantes du pays. Une manière détournée de financer le culte pentecôtiste au Brésil.

Furieux, Cuenca se saisit de son smartphone et tweete rageusement…

« Le Brésilien ne sera libre que lorsque le dernier Bolsonaro sera étranglé avec les boyaux du dernier pasteur de l’Eglise universelle. »

La saillie est féroce mais guère originale, paraphrasant une citation célèbre du prêtre philosophe des Lumières français Jean Meslier (1664-1729), « reprise des millions de fois dans des milliers de contextes », rappelle Cuenca. Elle ouvrira pourtant les portes d’un enfer digne de Kafka à son téméraire auteur.

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